Le gradient thérapeutique

La dentisterie moderne vise à respecter la biologie de la dent. En effet la préservation tissulaire est devenue aujourd’hui un préalable indispensable à tout traitement. Pour répondre aux demandes et aux besoins du patient, la dentisterie a accès à une série de thérapeutiques pouvant être classées au sein de ce que nous appelons le gradient thérapeutique, depuis la moins mutilante jusqu’à la plus mutilante.

D’ou l’idée de classer les différentes thérapeutiques sur un axe horizontal de la moins mutilante (à gauche) à la plus mutilante (à droite).

Il s’agit pour le praticien, face à la demande ou au besoin du patient, de chercher pour y répondre a utiliser les thérapeutiques les plus à gauche du gradient. C'est-à-dire à celles qui permettent la plus grande économie tissulaire possible.

Cette règle est valable quelle que soit l’age du patient mais doit être encore plus rigoureusement appliquée chez le jeune patient.

Pour exercer notre profession, il faut donc être formé à toutes ces thérapeutiques afin de pouvoir proposer le soin le plus approprié.

Pour exemple, dès qu’une dent délabrée peut être conservée vivante et reconstituée par un inlay, il est dommage d’envisager en première intention sa dévitalisation et/ou sa reconstitution par une couronne, bien plus mutilante. En cas d’échec de cet inlay à long terme, nous seront toujours à temps d’envisager monter d’un cran dans ce gradient. Plus on mutile une dent, plus on se rapproche de sa fin de vie.